Simulateur · Barèmes 2026
Simulateur salaire ou dividendes : calculez votre revenu net de dirigeant 2026
Votre statut, votre enveloppe, et le comparatif des trois stratégies s'affiche : tout rémunération, tout dividendes, ou votre mix. Gratuit, sans inscription.
Résultat avant rémunération du dirigeant et avant impôt sur les sociétés
Brut annuel, le solde part en dividendes
Renseignez votre enveloppe disponible pour obtenir le comparatif.
Ce simulateur donne un ordre de grandeur, à barèmes 2026, vérifiés le 22 septembre 2026. Il ne remplace pas un calcul sur votre situation réelle, que je fais avec vous sur rendez-vous.
En résumé
- La flat tax est passée à 31,4 % au 1er janvier 2026 (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Le simulateur retient l'option la plus favorable entre le PFU et le barème.
- Un dividende se verse après l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 %.
- En SARL, la fraction de dividendes au-delà de 10 % du capital (+ primes + compte courant) supporte les cotisations TNS. En SAS, jamais.
- La rémunération construit des droits : 7 212 € par an valident quatre trimestres de retraite en 2026. Le dividende n'en ouvre aucun.
1.Salaire ou dividendes : règles et chiffres 2026
Un dirigeant de société à l'impôt sur les sociétés dispose de deux canaux pour sortir de l'argent. La rémunération de son mandat supporte des cotisations sociales et se déduit du résultat. Le dividende se verse sur le bénéfice après impôt sur les sociétés et n'ouvre aucun droit social.
Le point de départ est le même dans les deux cas : le résultat disponible avant rémunération du dirigeant et avant impôt sur les sociétés. C'est l'enveloppe que le simulateur demande.
- Prélèvement forfaitaire unique : 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, contre 30 % auparavant. La hausse de la CSG sur les revenus du capital a porté les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %.
- Option pour le barème : les dividendes s'ajoutent aux revenus du foyer après un abattement de 40 %, avec les prélèvements sociaux de 18,6 % en plus.
- Impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles au taux réduit, 25 % au-delà.
- Rémunération : barème progressif après un abattement de 10 % pour frais professionnels. Cotisations de l'ordre de 40 à 45 % du net pour un travailleur non salarié, de 75 à 80 % du net pour un dirigeant assimilé salarié.
- Retraite : 7 212 € de rémunération sur l'année, soit 600 fois le SMIC horaire du 1er janvier, valident quatre trimestres.
- Gérant majoritaire de SARL ou d'EURL : la fraction de dividendes au-delà de 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant d'associé supporte les cotisations TNS. Article L. 131-6 du code de la sécurité sociale.
Bon à savoir
Le statut social suit la forme de la société et la part du capital. Le président de SAS ou de SASU est assimilé salarié. Le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié. Le gérant minoritaire ou égalitaire, lui, est assimilé salarié : la règle des 10 % ne le concerne pas.
2.Comment calculer ce qui reste d'une enveloppe de rémunération ?
Une même enveloppe passe par deux canaux. Voici le calcul dans l'ordre.
Les paramètres
Quatre données fixent le résultat : le statut du dirigeant, l'enveloppe disponible, la tranche marginale d'imposition du foyer et l'éligibilité au taux réduit d'impôt sur les sociétés. En SARL, s'y ajoute le montant du capital, des primes et du compte courant, qui borne la fraction de dividendes hors cotisations.
Côté rémunération
Pour un président de SASU, l'enveloppe paie d'abord les charges patronales, puis le brut. Le simulateur cherche le brut que l'enveloppe permet une fois ces charges réglées. Les cotisations salariales viennent ensuite, puis l'impôt sur le revenu, approché par le taux marginal du foyer après l'abattement de 10 %.
Pour un gérant majoritaire, l'enveloppe est la rémunération avant cotisations. Le simulateur calcule les cotisations de travailleur non salarié cotisation par cotisation, après la réforme de l'assiette : un abattement forfaitaire de 26 % est retranché du revenu, puis chaque taux s'applique, avec un plafond de la sécurité sociale fixé à 48 060 € en 2026.
Côté dividendes
Ce que la rémunération n'a pas consommé forme le bénéfice. L'impôt sur les sociétés s'applique d'abord, à 15 % puis 25 %. Le solde est distribuable. En SASU, il supporte le PFU de 31,4 % ou le barème avec abattement de 40 %, selon ce qui coûte le moins. En SARL, la fraction au-delà de 10 % du capital troque les 18,6 % de prélèvements sociaux contre les cotisations TNS, et garde 12,8 % d'impôt.
Attention
Le simulateur applique le taux marginal du foyer à toute la rémunération nette. Si cette rémunération chevauche deux tranches, l'impôt réel est plus faible. La CSG déductible de l'option barème et la déductibilité des cotisations payées sur les dividendes de gérance ne sont pas modélisées non plus. Ces écarts jouent en faveur du contribuable, dans des proportions modestes.
Exemples chiffrés
Trois cas, calculés par le moteur du simulateur avec les barèmes 2026.
Exemple 1 : président de SASU, 60 000 € d'enveloppe, foyer imposé à 30 %
Société éligible au taux réduit d'IS. Scénario mix à 24 000 € de brut.
Tout rémunération : brut de 46 555 € (le reste de l'enveloppe part en charges patronales), cotisations totales de 23 158 €, net avant impôt de 36 842 €. Après 30 % sur 90 % de ce net : 26 894 €.
Tout dividendes : IS de 10 750 €, dividende de 49 250 €, PFU de 31,4 %. Net : 33 786 €, sans aucun trimestre validé.
Mix : 24 000 € de brut coûtent 30 931 € à la société et laissent 13 865 € après impôt. Le solde de 29 069 € supporte 4 360 € d'IS puis le PFU : 16 950 € de dividendes nets. Total : 30 815 €, quatre trimestres validés.
Exemple 2 : gérant majoritaire de SARL, 60 000 € d'enveloppe, foyer imposé à 30 %
Capital et compte courant de 10 000 €. Mix à 24 000 € de rémunération.
Tout rémunération : cotisations TNS de 18 812 € sur 60 000 €, net avant impôt de 41 188 €. Après 30 % sur 90 % de ce net : 30 067 €.
Tout dividendes : IS de 10 750 €, dividende de 49 250 €. Seuls 1 000 € (10 % de 10 000 €) restent au PFU. Les 48 250 € restants supportent 14 805 € de cotisations TNS et 12,8 % d'impôt. Net : 27 955 €.
Mix : 12 561 € de rémunération nette après impôt et 16 681 € de dividendes nets. Total : 29 241 €. Ici le tout rémunération l'emporte : la règle des 10 % retire au dividende l'essentiel de son avantage.
Exemple 3 : président de SASU, 40 000 € d'enveloppe, foyer imposé à 11 %
Mix au minimum qui valide quatre trimestres : 7 212 € de brut.
Tout dividendes : IS de 6 000 €, dividende de 34 000 €. À 11 %, le barème bat le PFU : 18,6 % de prélèvements sociaux et 11 % sur 60 % du dividende. Net : 25 432 €.
Mix : 5 142 € de rémunération nette et 19 522 € de dividendes nets. Total : 24 665 €. Valider quatre trimestres coûte 767 € sur l'année par rapport au tout dividendes.
Tout rémunération : 22 130 €, soit 3 302 € de moins que le tout dividendes, avec une protection sociale complète en contrepartie.
3.Faut-il se verser un salaire quand les dividendes ressortent devant ?
Oui, dans presque tous les cas. Le tout dividendes ressort souvent devant en chiffres, en SASU surtout. Il a un coût qui n'apparaît pas dans le comparatif.
- Aucun trimestre de retraite. Un dirigeant sans rémunération ne valide rien. Le seuil est bas : 7 212 € sur l'année suffisent pour quatre trimestres.
- Aucune couverture maladie ni prévoyance au titre du mandat. Viser environ un SMIC annuel sécurise une meilleure couverture maladie.
- Un manque qui se rattrape mal. Les années sans cotisation ne se reconstituent pas après coup.
- Une économie d'impôt sur les sociétés. Chaque euro de rémunération réduit le bénéfice imposable, alors que le dividende se verse après l'IS.
La méthode tient en trois temps. Fixer d'abord la rémunération socle, celle qui couvre les besoins du foyer et sécurise la protection sociale. Mesurer ensuite ce que la société peut distribuer, sur des réserves réelles et de la trésorerie disponible. Arbitrer enfin le solde entre complément de rémunération et distribution, à la tranche d'imposition du foyer.
Attention
Quand le tout dividendes ressort en tête, le simulateur l'accompagne d'un avertissement. Un écart de quelques milliers d'euros change de sens quand il s'accompagne de zéro droit social. C'est souvent ce qui disqualifie ce scénario malgré l'écart.
4.Ce qui reste selon l'enveloppe, le statut et la tranche du foyer
Trois enveloppes, deux statuts, pour un foyer imposé à 30 % et une société au taux réduit d'IS. Le mix retient 24 000 € de rémunération, le solde en dividendes. En SARL, capital et compte courant de 10 000 €.
| Statut | Enveloppe | Tout rémunération | Tout dividendes | Mix 24 000 € |
|---|---|---|---|---|
| Président de SASU | 40 000 € | 17 930 € | 23 324 € | 19 153 € |
| Président de SASU | 80 000 € | 34 361 € | 44 076 € | 42 026 € |
| Président de SASU | 120 000 € | 51 063 € | 64 656 € | 62 606 € |
| Gérant majoritaire de SARL | 40 000 € | 20 378 € | 19 791 € | 20 114 € |
| Gérant majoritaire de SARL | 80 000 € | 40 405 € | 35 892 € | 37 954 € |
| Gérant majoritaire de SARL | 120 000 € | 61 883 € | 53 211 € | 55 444 € |
Net dans la poche du dirigeant après cotisations, IS et impôt sur le revenu. Grille calculée par le moteur du simulateur, barèmes 2026.
Deux lectures. En SASU, l'écart entre tout dividendes et tout rémunération se creuse avec l'enveloppe, parce que les cotisations d'assimilé salarié pèsent plus lourd que l'IS et le PFU réunis. En SARL, le tout rémunération passe devant sur les trois enveloppes : la règle des 10 % ramène le dividende dans l'assiette des cotisations, et l'écart se creuse lui aussi avec l'enveloppe.
Et ce qu'il reste de 100 € de résultat versés en dividendes, selon le foyer.
| Tranche du foyer | Option retenue | Au taux réduit d'IS | Au taux normal d'IS |
|---|---|---|---|
| 0 % | barème | 69,2 € | 61,1 € |
| 11 % | barème | 63,6 € | 56,1 € |
| 30 % | PFU | 58,3 € | 51,5 € |
| 41 % | PFU | 58,3 € | 51,5 € |
| 45 % | PFU | 58,3 € | 51,5 € |
Sur 100 € de bénéfice avant IS, hors cotisations sur dividendes de gérance. Option PFU ou barème choisie par le moteur selon ce qui coûte le moins.
La lecture confirme deux règles. Le barème ne vaut que pour un foyer non imposable ou dans la tranche à 11 %. Et le taux d'IS compte autant que la flat tax : passer du taux réduit au taux normal retire sept à huit euros sur cent.
5.Calculer avec le simulateur
Quatre entrées, une cinquième en SARL.
- Le statut du dirigeant : président de SAS ou SASU, ou gérant majoritaire de SARL ou d'EURL.
- L'enveloppe annuelle disponible, résultat avant rémunération du dirigeant et avant impôt sur les sociétés.
- La tranche marginale d'imposition du foyer, de 0 à 45 %.
- La rémunération du scénario mix : brut annuel en SASU, rémunération avant cotisations en SARL. Le solde part en dividendes.
- Le capital, les primes et le compte courant moyen, en SARL seulement, pour la règle des 10 %. Et l'éligibilité au taux réduit d'IS, cochée par défaut.
Lire votre résultat
- Trois cartes, une par scénario, avec le net dans votre poche après cotisations, IS et impôt sur le revenu. La meilleure est encadrée.
- Le détail des prélèvements : rémunération nette d'impôt, dividendes nets avec l'option retenue, cotisations et IS.
- Les trimestres de retraite : validés ou non, selon que la rémunération atteint 7 212 €.
- L'écart entre le meilleur et le moins bon scénario, en euros par an.
- Un message rouge si la rémunération du mix dépasse l'enveloppe, charges patronales comprises en SASU.
Les hypothèses de paie du président sont celles d'un cadre, sans assurance chômage, dans une entreprise de moins de 50 salariés, hors mutuelle et prévoyance.
Le calcul se poursuit avec les outils voisins :
6.Décider et distribuer : les démarches et les pièges
L'arbitrage se refait chaque année à la clôture. Voici ce qui se décide, et quand.
- La rémunération se décide avant la clôture. Une prime ou un complément décidé avant la date de clôture est déductible du résultat. Après, le résultat est figé. Le point pèse quand le bénéfice s'apprête à dépasser le plafond du taux réduit.
- Une situation intermédiaire deux à trois mois avant la clôture donne une estimation fiable du résultat, donc le temps d'ajuster la rémunération.
- Le dividende se distribue après l'approbation des comptes, sur décision de l'assemblée consignée dans un procès-verbal. Il se verse sur des réserves réelles et de la trésorerie disponible, pas sur un bénéfice qui dort encore dans le poste clients.
- L'option pour le barème sur les dividendes se prend chaque année, à comparer au PFU selon la tranche du foyer.
- La rémunération du gérant majoritaire relève de l'article 62 du code général des impôts. Celle du président de SASU suit les traitements et salaires, avec l'abattement de 10 %.
Trois pièges reviennent dans les dossiers.
- Le capital trop faible en SARL. Avec 10 000 € de capital, seuls 1 000 € de dividendes échappent aux cotisations. Le seuil se raisonne dès la création : un capital significatif ou un compte courant nourri par un apport élargit la fraction hors cotisations.
- Les dividendes du conjoint. Ceux du conjoint, du partenaire de PACS et des enfants mineurs non émancipés sont comptés avec ceux du dirigeant pour la règle des 10 %.
- La trésorerie sacrifiée. Distribuer ce que la société n'a pas encore encaissé, ou assécher le compte au moment des échéances, coûte plus cher que l'impôt économisé.
Bon à savoir
La rémunération n'est qu'un des leviers de fin d'exercice. Dépenses anticipées, épargne retraite, provisions et crédits d'impôt sont passés en revue dans l'article réduire son impôt sur les sociétés avant la clôture.
7.Quand l'arbitrage salaire ou dividendes cesse-t-il d'être la bonne question ?
Dans trois situations, la réponse se trouve ailleurs que dans le dosage entre les deux canaux.
À la création, le choix de la forme
L'écart de traitement entre SARL et SAS se joue au moment de rédiger les statuts. Le gérant majoritaire paie moins de cotisations à rémunération égale, avec un coût total d'environ 1,4 fois le net contre 1,8 fois pour le président de SAS. En contrepartie, ses dividendes sont chargés au-delà de 10 % du capital, et la cession de ses parts supporte des droits de 3 % contre 0,1 % pour des actions. Le choix est posé dans l'article IR ou IS, SARL ou SAS.
En société d'exercice libéral
Depuis 2025, la règle des 10 % s'applique aux dividendes de l'associé qui exerce dans une SELARL ou une SELAS. Et la Cour de cassation a jugé, le 19 octobre 2023, que les dividendes versés à la holding d'un praticien seul entrent dans l'assiette de ses cotisations. Pour un médecin, un dentiste ou un avocat, la question n'est plus le dosage mais l'usage du bénéfice. L'analyse est dans l'article BNC ou SELARL, ce que la Cour de cassation a changé.
Quand la société peut garder le bénéfice
Un bénéfice laissé en réserve n'est pas imposé une seconde fois. Il finance les investissements et pèse dans la valeur de l'entreprise. Pour un dirigeant qui dégage durablement plus que ses besoins, la bonne question devient celle du projet. La méthode complète en trois temps est dans l'article salaire ou dividendes : comment se rémunérer en 2026, et les autres questions qui touchent à la personne du dirigeant sur la page dirigeant de TPE et PME. Pour un arbitrage sur vos chiffres, le plus simple reste de prendre contact.
Le simulateur fait une chose : chiffrer trois façons de sortir une même enveloppe, avec les barèmes 2026 et les cotisations réelles de votre statut. Le résultat est un ordre de grandeur, pas une recommandation.
La décision se prend sur votre rémunération socle et sur la trésorerie distribuable. Je la chiffre avec vous à l'approche de la clôture, sur vos comptes, pour un dosage en euros et une décision de rémunération prise à temps.
8.Questions fréquentes
Salaire ou dividendes : lequel laisse le plus en 2026 ?+
Cela dépend du statut du dirigeant, du niveau de bénéfice et de la tranche d'imposition du foyer. Un dividende n'est pas taxé à 31,4 % mais à 31,4 % après l'impôt sur les sociétés : sur 100 € de résultat, il reste environ 58 € à l'associé au taux réduit d'IS et 51 € au taux normal. La rémunération supporte des cotisations plus lourdes mais reste déductible du résultat et construit des droits sociaux. Le simulateur chiffre les trois scénarios sur votre situation.
Quelle différence entre SASU et SARL pour les dividendes ?+
En SAS ou SASU, les dividendes ne supportent jamais de cotisations sociales. Pour un gérant majoritaire de SARL ou d'EURL, la fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant d'associé entre dans l'assiette des cotisations de travailleur non salarié ; elle garde en revanche les 12,8 % d'impôt sur le revenu.
Combien faut-il se verser pour valider sa retraite ?+
Pour valider quatre trimestres en 2026, il faut une rémunération annuelle d'au moins 7 212 €, soit 600 fois le SMIC horaire du 1er janvier. Un dirigeant rémunéré uniquement en dividendes ne valide aucun trimestre et n'a aucune couverture maladie ni prévoyance au titre de son mandat.
PFU ou barème : comment imposer ses dividendes ?+
Le prélèvement forfaitaire unique s'élève à 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de la CSG sur les revenus du capital au 1er janvier. Sur option, les dividendes s'ajoutent aux revenus du foyer avec un abattement de 40 %, les prélèvements sociaux de 18,6 % restant dus. Pour un foyer non imposable ou dans la tranche à 11 %, le barème ressort devant. Dès 30 %, le PFU l'emporte. Le simulateur retient l'option la plus favorable. L'arbitrage se refait chaque année.
La rémunération du dirigeant est-elle déductible du résultat ?+
Oui, dans une société à l'impôt sur les sociétés. Chaque euro de rémunération réduit le bénéfice imposable, donc l'IS à 15 % ou 25 %. Le dividende, lui, se verse après cet impôt. La déduction suppose une décision prise avant la clôture : une prime ou un complément décidé après ne s'impute pas sur l'exercice. Dans une société à l'IR, la rémunération du dirigeant n'est pas déductible dans le cas général.
Un gérant minoritaire de SARL est-il concerné par la règle des 10 % ?+
Non. La règle des 10 % vise les dirigeants affiliés comme travailleurs non salariés : le gérant majoritaire de SARL ou d'EURL, et depuis 2025 l'associé qui exerce dans une SELARL ou une SELAS. Le gérant minoritaire ou égalitaire relève du régime des assimilés salariés, comme le président de SAS. Ses dividendes ne supportent pas de cotisations. Pour le calcul du seuil, les dividendes du conjoint, du partenaire de PACS et des enfants mineurs sont comptés avec ceux du dirigeant.
Vaut-il mieux laisser le bénéfice dans la société ?+
Un bénéfice laissé en réserve n'est pas imposé une seconde fois tant qu'il reste dans la société. Il finance les investissements, rassure la banque au moment d'un financement et augmente la valeur de l'entreprise en vue d'une cession. Distribuer par habitude, sans avoir chiffré ce que la même somme rapporterait investie dans l'activité, est une décision comme une autre. Le simulateur ne modélise pas ce scénario : il compare seulement ce qui sort de la société.
Pourquoi le résultat n'est-il pas une recommandation ?+
Parce que le chiffre ne dit pas tout. La rémunération socle qui sécurise le foyer et la protection sociale, l'effet de la situation familiale sur le barème, la trésorerie réellement distribuable, un plan d'épargne retraite ou un compte courant d'associé à rembourser déplacent l'arbitrage sans apparaître dans une simulation. Le comparatif donne un ordre de grandeur à barèmes constants. L'arbitrage se pose sur vos chiffres réels, chaque année à la clôture.
Sources
- Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement, taux 2026, Service-Public
- Impôt sur les sociétés : taux et paiement, Service-Public Entreprendre
- Réforme de l'assiette et du barème des cotisations des indépendants, Urssaf
- Durée d'assurance retraite : validation des trimestres, Service-Public
- Article L. 131-6 du code de la sécurité sociale, dividendes des travailleurs indépendants, Légifrance
- Simulateur de versement de dividendes, Urssaf
Quel dosage pour votre rémunération cette année ?
Trente minutes sur vos chiffres réels, avant la clôture. Vous repartez avec les scénarios chiffrés et une décision.
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