Simulateur micro-entreprise : calculez votre revenu net 2026

Votre activité, votre chiffre d'affaires, et vous savez ce que vous conservez après cotisations et impôt. Gratuit, sans inscription.

Renseignez votre chiffre d'affaires pour obtenir votre estimation.

Ce simulateur donne un ordre de grandeur, à barèmes 2026, vérifiés le 22 septembre 2026. Il ne remplace pas un calcul sur votre situation réelle, que je fais avec vous sur rendez-vous.

En résumé

  • En micro-entreprise, tout se calcule sur le chiffre d'affaires encaissé, jamais sur le bénéfice.
  • Cotisations 2026 : 12,3 % vente, 21,2 % services BIC, 25,6 % libéral au régime général, 23,2 % Cipav.
  • L'impôt s'applique après un abattement de 71, 50 ou 34 %, ou prend la forme du versement libératoire sous condition de revenu.
  • Deux jeux de seuils à suivre : les plafonds du régime (203 100 € et 83 600 €) et, bien plus bas, ceux de la franchise de TVA.

1.La micro-entreprise : règles et chiffres 2026

La micro-entreprise est un régime, pas un statut. Elle s'applique à une entreprise individuelle dont le chiffre d'affaires reste sous un plafond. Elle simplifie deux choses : le calcul des cotisations sociales et le calcul de l'impôt.

Le principe tient en une phrase. L'administration ne regarde jamais vos dépenses. Elle applique des pourcentages à ce que vous encaissez.

  • Plafonds 2026-2028 : 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales.
  • Sortie du régime : après deux années consécutives de dépassement, au 1er janvier suivant.
  • Cotisations sociales : un taux unique par catégorie d'activité, prélevé sur le chiffre d'affaires déclaré.
  • Impôt sur le revenu : barème du foyer après abattement forfaitaire, ou versement libératoire sur option.
  • TVA : franchise en base tant que le chiffre d'affaires reste sous 85 000 € (vente) ou 37 500 € (services).

Bon à savoir

Le taux des libéraux au régime général est passé de 24,6 % à 25,6 % au 1er janvier 2026. En contrepartie, ces cotisations ouvrent des droits à retraite complémentaire.

2.Comment calculer le revenu net d'une micro-entreprise ?

Deux prélèvements, une seule base. Voici le calcul dans l'ordre.

Les cotisations sociales

Elles représentent un pourcentage direct du chiffre d'affaires déclaré. Vous les payez chaque mois ou chaque trimestre, selon le rythme choisi. Elles sont définitives : aucune régularisation l'année suivante, contrairement au régime réel.

Le taux dépend de la catégorie de votre activité. Une activité mixte, vente et services par exemple, se déclare ligne par ligne, chaque part au taux de sa catégorie.

L'impôt sur le revenu

L'administration retranche d'abord un abattement forfaitaire, censé représenter vos charges : 71 % du chiffre d'affaires pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les activités libérales, avec un minimum de 305 €.

Le solde s'ajoute aux autres revenus de votre foyer et suit le barème progressif. Le simulateur approche cet impôt par votre taux marginal. Si vous avez opté pour le versement libératoire, il applique à la place un pourcentage du chiffre d'affaires.

Attention

L'abattement est forfaitaire au sens strict. Il ne bouge pas d'un euro selon vos dépenses réelles. Un consultant qui facture 60 000 € est imposé sur 39 600 €, qu'il ait engagé 3 000 ou 25 000 € de frais.

Exemples chiffrés

Trois cas, calculés par le moteur du simulateur avec les taux 2026.

Exemple 1 : consultant, 45 000 € de recettes, foyer imposé à 11 %

Activité libérale non réglementée, régime général, sans versement libératoire.

Cotisations : 45 000 × 25,6 % = 11 520 €.

Revenu imposable : 45 000 × 66 % = 29 700 €, soit 3 267 € d'impôt à 11 %.

Revenu net : 30 213 €, soit 67,1 % du chiffre d'affaires. Avec le versement libératoire, le net monte à 32 490 €.

Exemple 2 : e-commerçant, 120 000 € de ventes, foyer imposé à 30 %

Vente de marchandises, sans versement libératoire.

Cotisations : 120 000 × 12,3 % = 14 760 €.

Revenu imposable : 120 000 × 29 % = 34 800 €, soit 10 440 € d'impôt à 30 %.

Revenu net : 94 800 €, avant l'achat des marchandises. Ce point change tout : avec 70 000 € d'achats, il reste 24 800 €.

Exemple 3 : artisan du bâtiment, 60 000 € de prestations, foyer imposé à 30 %

Prestations de services BIC, comparaison avec et sans versement libératoire.

Cotisations : 60 000 × 21,2 % = 12 720 € dans les deux cas.

Au barème : 60 000 × 50 % = 30 000 € imposables, soit 9 000 € d'impôt à 30 %. Net : 38 280 €.

Au versement libératoire : 60 000 × 1,7 % = 1 020 €. Net : 46 260 €, soit 7 980 € de plus.

3.Faut-il opter pour le versement libératoire ?

Le versement libératoire remplace l'impôt au barème par un pourcentage du chiffre d'affaires, payé en même temps que les cotisations : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les activités libérales.

L'option est réservée aux foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas 29 579 € par part. Elle se prend à la création, ou avant le 30 septembre pour l'année suivante.

La règle de décision est simple. Si votre foyer est imposé, l'option est presque toujours gagnante : 2,2 % du chiffre d'affaires coûtent moins que 11 % de 66 % du même chiffre. Si votre foyer n'est pas imposable, l'option vous fait payer un impôt que vous ne deviez pas.

Bon à savoir

Le simulateur applique votre taux marginal à tout le revenu micro. Si ce revenu entre juste dans la tranche à 11 %, l'écart réel avec le versement libératoire est plus faible que celui affiché. Dans le doute, la comparaison se fait sur votre dernier avis d'imposition.

4.Cotisations, impôt, TVA : ce que la micro supporte en 2026

Les paramètres 2026 du régime, catégorie par catégorie.

ActivitéCotisationsAbattementVersement libératoirePlafond microSeuil TVA
Vente de marchandises, hébergement12,3 %71 %1 %203 100 €85 000 €
Prestations de services (BIC)21,2 %50 %1,7 %83 600 €37 500 €
Libérale non réglementée (régime général)25,6 %34 %2,2 %83 600 €37 500 €
Libérale réglementée (Cipav)23,2 %34 %2,2 %83 600 €37 500 €

Seuil de TVA : seuil de base de la franchise, apprécié sur l'année précédente. Seuils majorés : 93 500 € et 41 250 €.

Et ce qu'il reste, pour un foyer imposé à 11 % sans versement libératoire, avant les frais réels.

Activité30 000 € de CA50 000 € de CA80 000 € de CA
Vente de marchandises, hébergement25 353 € (84,5 %)42 255 € (84,5 %)67 608 € (84,5 %)
Prestations de services (BIC)21 990 € (73,3 %)36 650 € (73,3 %)58 640 € (73,3 %)
Libérale non réglementée (régime général)20 142 € (67,1 %)33 570 € (67,1 %)53 712 € (67,1 %)
Libérale réglementée (Cipav)20 862 € (69,5 %)34 770 € (69,5 %)55 632 € (69,5 %)

Revenu net après cotisations et impôt, et part du chiffre d'affaires conservée. Grille calculée par le moteur du simulateur.

La lecture est immédiate. Un vendeur conserve plus de 80 % de son chiffre d'affaires, mais il doit encore payer sa marchandise. Un libéral conserve environ 67 %, sans achats à déduire. Les deux chiffres ne se comparent pas entre eux.

5.Calculer avec le simulateur

Quatre entrées suffisent.

  • La catégorie d'activité, qui fixe le taux de cotisations, l'abattement et les seuils.
  • Le chiffre d'affaires annuel encaissé, hors TVA.
  • Le taux marginal d'imposition de votre foyer, lisible sur votre avis d'imposition.
  • L'option pour le versement libératoire, si vous l'avez prise ou l'envisagez.

Lire votre résultat

  • Le revenu net est ce qui reste après cotisations et impôt. Il est calculé avant vos frais réels, que le régime ignore.
  • La part conservée permet de comparer avec un autre régime ou un autre statut, à chiffre d'affaires égal.
  • L'alerte de plafond s'affiche à partir de 85 % du plafond micro de votre catégorie.
  • L'alerte de TVA signale un chiffre d'affaires au-dessus du seuil de base ou du seuil majoré, avec la marge restante.

6.Déclarations et calendrier du micro-entrepreneur

Le régime est léger. Il n'est pas vide. Voici ce qui revient dans l'année.

  • La déclaration de chiffre d'affaires, mensuelle ou trimestrielle, sur le site de l'Urssaf. Les cotisations et, le cas échéant, le versement libératoire se paient en même temps. Un chiffre d'affaires nul se déclare aussi.
  • La déclaration annuelle de revenus, au printemps. Le chiffre d'affaires de l'année se reporte dans la déclaration complémentaire des professions non salariées, même sous versement libératoire.
  • La cotisation foncière des entreprises, chaque décembre à partir de la deuxième année. L'année de création est exonérée si la déclaration initiale a été déposée avant le 31 décembre. Les recettes inférieures à 5 000 € en sont dispensées.
  • Le suivi de la TVA, mois par mois, en comparant le chiffre d'affaires cumulé au seuil majoré. Le dépassement rend la TVA exigible le jour même.

Attention

La cotisation foncière des entreprises concerne aussi la micro-entreprise, avec ou sans local. Beaucoup la découvrent en deuxième année. Le détail est dans l'article comprendre son avis de CFE.

7.Quand la micro-entreprise cesse-t-elle d'être le bon cadre ?

Rarement au plafond. Presque toujours sur le niveau de charges réelles. Dès que vos frais dépassent l'abattement forfaitaire de votre catégorie, le régime vous fait payer des cotisations et un impôt sur de l'argent que vous n'avez pas gagné.

Quatre situations imposent aussi la société, quel que soit le chiffre d'affaires.

  • Vous voulez embaucher. Aucun salaire ni charge patronale ne se déduit.
  • Vous devez investir. Ni amortissement, ni récupération de TVA sur les achats.
  • Vous vous associez. Le régime est individuel par construction.
  • Vos interlocuteurs demandent des comptes. Une banque, un appel d'offres ou un grand compte exigent un bilan.

Les repères pour situer ce moment sont posés dans l'article micro-entreprise ou société : quand faut-il basculer ? Pour les professions libérales, la comparaison avec le régime réel est dans micro-BNC ou déclaration contrôlée.

La micro-entreprise fait exactement ce qu'elle promet : un calcul simple sur le chiffre d'affaires. Le simulateur vous donne ce chiffre en trente secondes, avec les taux 2026.

La question suivante ne se règle pas avec un simulateur. Elle porte sur vos frais réels, vos projets et votre protection sociale. Je la chiffre avec vous, sur vos déclarations, pour une réponse en euros et pas une opinion.

8.Questions fréquentes

Quels sont les taux de cotisations d'un micro-entrepreneur en 2026 ?+

12,3 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises et l'hébergement, 21,2 % pour les prestations de services relevant des BIC, 25,6 % pour les activités libérales non réglementées affiliées au régime général, 23,2 % pour les professions libérales réglementées relevant de la Cipav. Ces taux s'appliquent au chiffre d'affaires encaissé, sans aucune déduction de charges.

Comment est calculé l'impôt d'un micro-entrepreneur ?+

Après un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires : 71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les activités libérales, avec un minimum de 305 €. Le solde s'ajoute aux revenus du foyer et suit le barème. Sur option, et si le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas 29 579 € par part, le versement libératoire remplace ce calcul par 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d'affaires payés au fil de l'eau.

Quels plafonds un micro-entrepreneur doit-il surveiller ?+

Deux jeux de seuils distincts. Les plafonds du régime micro, 203 100 € pour la vente et 83 600 € pour les services et activités libérales sur 2026-2028, ne font perdre le régime qu'après deux années consécutives de dépassement. Les seuils de franchise de TVA, 85 000 € et 37 500 €, se franchissent bien avant et leurs effets sont immédiats.

Puis-je déduire mes frais réels en micro-entreprise ?+

Non. Le régime micro remplace vos frais par un abattement forfaitaire, quel que soit leur montant réel. Un loyer, du matériel, de la sous-traitance ou des achats de marchandises se paient sur votre revenu net, sans réduire ni les cotisations ni l'impôt. Si vos frais dépassent l'abattement de votre catégorie, le régime réel ou la société méritent un chiffrage.

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de la micro-entreprise ?+

Rien la première année. Le régime micro se perd après deux années consécutives de dépassement, avec un passage au régime réel au 1er janvier suivant. Une année isolée au-dessus du plafond ne change rien. En revanche, les seuils de TVA, bien plus bas, ont des effets immédiats : c'est eux qu'il faut suivre mois par mois.

Un micro-entrepreneur paie-t-il la TVA ?+

Pas tant qu'il reste sous les seuils de la franchise en base : 85 000 € pour la vente, 37 500 € pour les services et les activités libérales. Au-delà du seuil de base une année, la TVA s'applique au 1er janvier suivant. Au-delà du seuil majoré, 93 500 € ou 41 250 €, elle s'applique dès le jour du dépassement. Le micro-entrepreneur facture alors la TVA et la reverse, sans sortir du régime micro.

Un micro-entrepreneur doit-il avoir un expert-comptable ?+

Aucune obligation. Le régime tient avec un livre des recettes et des déclarations de chiffre d'affaires. Le cabinet intervient surtout à deux moments : au démarrage, pour choisir l'activité déclarée, l'option fiscale et le rythme de déclaration, et au moment où la micro cesse d'être le bon cadre, pour chiffrer la bascule vers le réel ou la société.

Votre micro a-t-elle passé le point de bascule ?

Trente minutes sur vos chiffres réels : frais, projets, protection sociale. Vous repartez avec une réponse chiffrée.