En bref
- Le 81e congrès de l'Ordre des experts-comptables se tient du 16 au 18 septembre 2026 au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris.
- Son thème est la refondation des cabinets, déclinée en trois mots : environnement, valeur, compétences.
- 9 000 congressistes et 329 partenaires, dont 71 nouvelles marques, sont annoncés par les organisateurs.
- Les éditeurs présents disent sur quoi tournera votre comptabilité dans deux ans. C'est la partie du congrès qui vous concerne le plus directement.
La profession comptable tient son rendez-vous annuel cette semaine. Le 81e congrès de l'Ordre des experts-comptables se déroule du 16 au 18 septembre au parc des expositions de la porte de Versailles, sur le thème « [Re]fondation des cabinets : environnement, valeur, compétences ». Les travaux sont portés par quatre rapporteurs, Charlotte Pachabeyian, Pierrick Chauvin, Elvire Sekloka et Emmanuel Lejeune.
C'est un congrès de professionnels, pas un salon grand public. Il mérite pourtant un détour si vous dirigez une entreprise, parce que ce qui s'y décide finit dans vos dossiers dix-huit mois plus tard.
Ce que le mot « refondation » recouvre
Le titre choisi cette année n'est pas anodin. Une profession qui parle de refondation reconnaît que son métier change de nature.
La production occupe encore une large part du travail d'un cabinet. Saisir, classer, établir un bilan, déposer une liasse. Cette part se réduit à mesure que les écritures se récupèrent automatiquement et que les contrôles s'automatisent.
Les trois mots du thème décrivent ce déplacement. L'environnement, c'est le cadre qui s'impose de l'extérieur, facture électronique en tête. La valeur, c'est la question que se pose tout cabinet dont la production s'automatise : sur quoi facture-t-on, si ce n'est plus sur la saisie. Les compétences, c'est ce qu'il faut savoir faire pour tenir cette promesse.
Pour vous, cela se traduit simplement. Votre expert-comptable passera moins de temps à produire vos comptes et devrait en passer davantage à les commenter. Si ce n'est pas le cas chez vous, c'est une question légitime à poser.
Les marques du salon disent sur quoi tourne votre comptabilité
Le village des partenaires est la partie la plus concrète du congrès. On y voit les outils sur lesquels les cabinets s'engagent pour les années qui viennent.
Les éditeurs de logiciels y occupent le premier rang. Pennylane et Tiime, dont votre cabinet vous a peut-être déjà ouvert un accès, y côtoient Cegid, qui expose avec Shine, ainsi que MyUnisoft, Silae sur la paie, Agiris, RCA, Dokia et Liasse 360. Ce sont ces outils qui traitent vos pièces, produisent vos déclarations et hébergent vos données.
Les banques exposent également, BNP Paribas, Banque Populaire et Crédit Mutuel notamment, aux côtés d'acteurs de la protection sociale comme Malakoff Humanis.
Cette liste n'a rien d'anecdotique pour un dirigeant. Le choix d'outil de votre cabinet détermine la façon dont vous lui transmettez vos pièces, la qualité des tableaux de bord auxquels vous accédez, et la plateforme par laquelle transiteront vos factures électroniques. Un outil se change, mais rarement sans friction. Ce que fait un logiciel de comptabilité, et surtout ce qu'il ne fait pas à votre place, est détaillé dans l'article consacré aux logiciels de comptabilité en ligne.
La facture électronique domine les débats, et elle vous concerne déjà
C'est le sujet qui traverse le programme, et c'est aussi le seul dont le calendrier vous oblige personnellement.
Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise établie en France doit être en mesure de recevoir des factures électroniques. Aucune exception de taille ni de régime. La micro-entreprise en franchise de TVA est concernée au même titre qu'un groupe coté.
L'obligation d'émettre arrive ensuite. Elle ne vise pour l'instant que les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. Pour les TPE et les PME, l'échéance est fixée au 1er septembre 2027.
Si vous n'avez pas encore choisi de plateforme agréée, la check-list de la réception au 1er septembre donne les vérifications à faire sans attendre. La trajectoire d'ensemble, jusqu'à l'émission et au e-reporting, est posée dans l'article sur le calendrier 2026-2027 de la facture électronique.
Quatre questions à poser à votre cabinet cette année
Le congrès est l'occasion de vérifier que le vôtre a pris ces virages.
- Par quelle plateforme agréée passent mes factures ? La réponse doit être un nom, pas une intention.
- Qui fait le raccordement, vous ou moi ? Et à quelle échéance, sachant que l'émission arrive en septembre 2027 pour les TPE et PME.
- À quels tableaux de bord ai-je accès en cours d'année ? Un bilan commenté six mois après la clôture ne pilote rien.
- Que se passe-t-il si je change de cabinet ? Vos données doivent rester récupérables. C'est un point à regarder avant de signer, pas après. Le déroulé d'un changement est décrit dans l'article sur comment changer d'expert-comptable.
Un cabinet qui répond clairement à ces quatre questions fait sa refondation. Les autres sont porte de Versailles cette semaine pour s'y mettre.
Sources
- 81e Congrès de l'Ordre, site événementiel du Conseil national de l'Ordre des experts-comptables
- Site officiel du 81e congrès, chiffres de fréquentation et partenaires
- Recherche des partenaires de l'exposition
- Réception des factures électroniques au 1er septembre 2026
Vous vous demandez si votre organisation comptable est prête pour septembre 2027 ? Prenons rendez-vous : trente minutes suffisent à faire le point sur votre plateforme, vos outils et vos échéances.


