Simulateur · Barème 2026
Simulateur droits de succession et de donation : calculez les droits à payer en 2026
Le montant transmis, le lien de parenté, et vous savez ce que le bénéficiaire reçoit après abattement et barème. Gratuit, sans inscription.
Valeur en pleine propriété de la part reçue par cette seule personne.
Renseignez le montant transmis pour obtenir votre estimation.
Ce simulateur donne un ordre de grandeur, à barèmes 2026, vérifiés le 22 septembre 2026. Il ne remplace pas un calcul sur votre situation réelle, que je fais avec vous sur rendez-vous.
En résumé
- Les droits se calculent par bénéficiaire, sur sa part, après un abattement qui dépend du lien de parenté.
- Abattement 2026 : 100 000 € par enfant et par parent, 15 932 € pour un frère ou une sœur, 7 967 € pour un neveu.
- Le conjoint et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits de succession. En donation, ils ont un abattement de 80 724 €.
- Abattements et don d'argent exonéré se reconstituent tous les quinze ans : transmettre tôt fait passer plus de patrimoine sous les abattements.
1.Droits de succession et de donation : règles et chiffres 2026
Les droits de mutation à titre gratuit frappent ce qu'une personne reçoit sans contrepartie. En succession, au décès. En donation, du vivant du donateur. Le code général des impôts applique les mêmes tarifs aux deux, avec des abattements qui diffèrent parfois selon la nature de la transmission.
Le calcul se fait bénéficiaire par bénéficiaire. Chacun reçoit sa part, applique son abattement, puis le tarif de son lien de parenté. Le montant global de la succession n'entre jamais directement dans le calcul.
- Enfant ou parent : abattement de 100 000 €, tarif progressif de 5 à 45 % (articles 777 et 779).
- Petit-enfant : 31 865 € en donation (article 790 B), abattement par défaut de 1 594 € en succession, même tarif que les enfants.
- Époux ou partenaire de Pacs : exonération totale en succession (article 796-0 bis), abattement de 80 724 € en donation (article 790 F).
- Frère ou sœur : 15 932 € d'abattement, puis 35 % et 45 %.
- Neveu ou nièce : 7 967 € d'abattement, puis 55 %.
- Toute autre personne, concubin compris : 1 594 € en succession (article 788), puis 60 %.
Bon à savoir
Le don de somme d'argent à un enfant, un petit-enfant ou un neveu est exonéré jusqu'à 31 865 € (article 790 G). Il s'ajoute à l'abattement ordinaire. Deux conditions : le donateur a moins de 80 ans, le bénéficiaire est majeur.
2.Comment calculer les droits de succession ou de donation ?
Le simulateur applique les étapes ci-dessous, dans cet ordre.
Les paramètres du calcul
Le montant transmis est la valeur de la part reçue par le bénéficiaire, en pleine propriété. Pour un bien immobilier, il s'agit de sa valeur vénale au jour de la transmission. Le lien de parenté fixe l'abattement et le tarif. La nature de la transmission, donation ou succession, modifie l'abattement du petit-enfant et celui du conjoint.
Les donations reçues de la même personne depuis moins de quinze ans comptent aussi. Elles ont consommé une part de l'abattement et, si elles ont été taxées, elles ont occupé les premières tranches du barème. C'est le rappel fiscal de l'article 784.
La méthode pas à pas
- Exonération du don d'argent, si elle s'applique : jusqu'à 31 865 € retirés du montant transmis.
- Abattement disponible : l'abattement du lien de parenté, moins la part déjà utilisée par les donations de moins de quinze ans.
- Base taxable : le montant transmis, moins l'exonération, moins l'abattement appliqué.
- Droits : le tarif du lien de parenté, tranche par tranche, en reprenant le barème après le montant déjà taxé.
Attention
Le tarif est progressif par tranches, pas par paliers. Une part taxable de 150 000 € ne subit pas 20 % sur la totalité. Ses premiers 8 072 € sont taxés à 5 %, et ainsi de suite. D'où un taux moyen toujours inférieur au taux de la dernière tranche atteinte.
Exemples chiffrés
Les cas ci-dessous sont calculés par le moteur du simulateur avec les montants 2026.
Exemple 1 : succession de 250 000 € à un enfant
Aucune donation antérieure. Abattement de 100 000 €.
Base taxable : 250 000 − 100 000 = 150 000 €.
De 0 à 8 072 € : 8 072 × 5 % = 404 €.
De 8 072 à 12 109 € : 4 037 × 10 % = 404 €.
De 12 109 à 15 932 € : 3 823 × 15 % = 573 €.
De 15 932 à 150 000 € : 134 068 × 20 % = 26 814 €.
Droits : 28 194 €, soit 11,3 % du montant transmis. L'enfant reçoit 221 806 €.
Exemple 2 : don de 50 000 € en argent à un petit-enfant
Donateur de moins de 80 ans, petit-enfant majeur, aucune donation antérieure.
Don d'argent exonéré : 31 865 €. Reste 18 135 €.
Abattement du petit-enfant en donation : 31 865 €, dont 18 135 € utilisés.
Droits : 0 €. Le petit-enfant reçoit 50 000 €, et il lui reste 13 730 € d'abattement pour quinze ans.
Exemple 3 : succession de 100 000 € à un frère
Abattement de 15 932 €. Base taxable : 84 068 €.
De 0 à 24 430 € : 24 430 × 35 % = 8 551 €.
De 24 430 à 84 068 € : 59 638 × 45 % = 26 837 €.
Droits : 35 388 €, soit 35,4 % du montant transmis. Le frère reçoit 64 612 €. À montant égal, un enfant n'aurait rien payé.
3.Donner de son vivant ou laisser faire la succession ?
La question se pose à chaque famille qui détient un bien ou une épargne à transmettre. Le simulateur donne les deux termes du calcul. Il ne tranche pas à votre place.
L'argument de la donation tient au renouvellement. Abattements et don d'argent exonéré se reconstituent tous les quinze ans. Un parent qui donne 100 000 € à son enfant aujourd'hui, puis autant quinze ans plus tard, transmet 200 000 € sans droits. Le même montant transmis en une seule fois, au décès, ne bénéficie que d'un abattement.
L'argument de la succession tient à la vie du donateur. Un bien donné ne se reprend pas. Les revenus qu'il produit, loyers ou dividendes, changent de main avec lui. Une donation décidée trop tôt peut priver le donateur de ressources dont il aura besoin.
Le rappel fiscal, chiffré
Exemple 4 : donation de 100 000 € à un enfant qui a reçu 150 000 € il y a dix ans
La première donation a consommé les 100 000 € d'abattement et supporté des droits sur 50 000 €. Moins de quinze ans se sont écoulés.
Abattement disponible aujourd'hui : 0 €. Base taxable : 100 000 €, qui reprend le barème au-dessus des 50 000 € déjà taxés.
De 0 à 100 000 € de la nouvelle part : 100 000 × 20 % = 20 000 €.
Droits : 20 000 €, soit 20 % de la donation. Passé le délai de quinze ans, la même donation aurait coûté 0 €.
Bon à savoir
Pour un bien loué en meublé, la transmission présente un autre avantage : elle ne déclenche aucune plus-value, alors qu'une vente réintègre depuis 2025 les amortissements déduits. L'arbitrage entre vendre et transmettre est détaillé dans l'article transmettre un bien en LMNP.
4.Abattements et barème en ligne directe : les grilles 2026
Les abattements 2026, lien par lien, tels que le simulateur les applique.
| Bénéficiaire | Donation | Succession |
|---|---|---|
| Enfant (ou parent) | 100 000 € | 100 000 € |
| Petit-enfant | 31 865 € | 1 594 € |
| Époux ou partenaire de Pacs | 80 724 € | Exonéré |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 15 932 € |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 7 967 € |
| Autre personne (concubin, ami, parent éloigné) | 1 594 € | 1 594 € |
Abattement personnel par bénéficiaire, renouvelable tous les quinze ans. Le don de somme d'argent exonéré s'ajoute à l'abattement de l'enfant, du petit-enfant et du neveu en donation.
Et les droits en ligne directe, pour une succession à un enfant sans donation antérieure.
| Montant transmis | Base taxable | Droits | Taux moyen | Net reçu |
|---|---|---|---|---|
| 50 000 € | 0 € | 0 € | 0 % | 50 000 € |
| 150 000 € | 50 000 € | 8 194 € | 5,5 % | 141 806 € |
| 300 000 € | 200 000 € | 38 194 € | 12,7 % | 261 806 € |
| 600 000 € | 500 000 € | 98 194 € | 16,4 % | 501 806 € |
Part d'un seul enfant, en pleine propriété, après l'abattement de 100 000 €. Grille calculée par le moteur du simulateur.
La lecture est simple. Jusqu'à l'abattement, rien. Au-delà, les trois premières tranches sont vite franchies et la tranche à 20 % absorbe l'essentiel des parts courantes, jusqu'à 552 324 € de base taxable. Le taux moyen monte donc lentement avec le montant transmis.
5.Calculer avec le simulateur
Le simulateur demande peu de choses.
- La nature de la transmission, donation ou succession, qui joue sur l'abattement du petit-enfant et sur l'exonération du conjoint.
- Le lien de parenté entre le bénéficiaire et le défunt ou le donateur.
- Le montant transmis à ce bénéficiaire, en pleine propriété. Pour plusieurs héritiers, une simulation par personne.
- Les donations de moins de quinze ans : l'abattement déjà utilisé et le montant déjà taxé, dans les champs qui s'ouvrent en cochant la case.
- Le don de somme d'argent, pour une donation en argent à un enfant, un petit-enfant ou un neveu, si le donateur a moins de 80 ans et le bénéficiaire est majeur.
Lire votre résultat
- Les droits à payer et le net reçu sont dans la carte principale. Pour le conjoint en succession, les droits sont nuls.
- L'abattement appliqué s'affiche avec l'abattement disponible. Le reliquat reste utilisable pendant quinze ans.
- La base taxable est ce qui reste après exonération et abattement.
- Le taux moyen rapporte les droits au montant transmis. Il sert à comparer deux scénarios.
- Le détail par tranche montre où se forme le montant des droits, et où reprend le barème en cas de donation antérieure taxée.
La transmission d'un bien immobilier se chiffre aussi avec les outils voisins :
6.Démarches, calendrier et points de vigilance
Le calcul est la partie simple. Voici ce qui l'entoure.
- L'évaluation du bien. Les droits se calculent sur la valeur vénale au jour de la transmission. Cette valeur devient aussi le prix d'acquisition du bénéficiaire pour une revente future, et sa base d'amortissement s'il poursuit une location meublée au réel.
- La chronologie des donations. Chaque donation date le point de départ des quinze ans. Conserver les actes et les déclarations permet de savoir, à tout moment, ce qui reste d'abattement.
- Le notaire. La transmission d'un bien immobilier et l'organisation d'une donation-partage se préparent avec lui. Le cabinet chiffre les scénarios, le notaire rédige les actes.
- Le bénéficiaire d'un meublé. Il devient loueur à son tour : immatriculation, choix entre micro-BIC et régime réel, amortissement qui repart sur la valeur de transmission. Le détail est dans location meublée : micro-BIC ou réel.
Les pièges classiques
La donation suivie d'une vente rapprochée. Le procédé est admis tant que la donation est réelle. Si le prix revient en pratique au donateur, l'administration peut requalifier l'opération en abus de droit.
La sous-évaluation. Elle réduit les droits aujourd'hui, mais elle expose à un redressement et diminue d'autant le prix d'acquisition futur du bénéficiaire.
L'indivision subie. Un bien unique transmis à plusieurs enfants crée une indivision aux projets parfois divergents. Une donation-partage ou un démembrement préparé avec le notaire évite les blocages.
Ces points sont développés dans l'article transmettre un bien en LMNP : donation, succession et sort des amortissements.
7.Quand le calcul simple cesse-t-il de suffire ?
Le simulateur traite une part reçue en pleine propriété par un seul bénéficiaire. Plusieurs situations sortent de ce cadre et demandent un calcul sur dossier.
- Le démembrement de propriété. Donner la nue-propriété et conserver l'usufruit change la base taxable. Le simulateur ne le modélise pas.
- L'assurance-vie. Les capitaux transmis par un contrat suivent un régime propre, distinct des droits de succession calculés ici.
- Le pacte Dutreil. La transmission d'une entreprise ou de titres de société sous engagement de conservation réduit la base. Hors périmètre du simulateur.
- Les personnes handicapées. Un abattement spécifique existe pour elles (article 779). Le simulateur ne le propose pas.
- Le bien loué en meublé. La transmission efface la plus-value, mais la comparaison avec une vente suppose de chiffrer aussi celle-ci, amortissements réintégrés. C'est l'objet du simulateur plus-value immobilière et de l'article revente d'un bien en LMNP.
Dans ces cas, le résultat du simulateur reste un point de départ utile : il donne les droits qu'une transmission en pleine propriété coûterait, avant tout aménagement.
Les droits de succession et de donation se calculent avec deux données : un lien de parenté et un montant. Le simulateur applique les abattements et le tarif 2026, et il montre le poids de chaque tranche et des donations passées.
La décision, elle, engage une famille sur quinze ans et plus. Je la chiffre avec vous, scénario par scénario, vente comprise pour un bien loué, puis je passe le relais au notaire pour la mise en œuvre.
8.Questions fréquentes
Quel abattement pour un enfant en 2026 ?+
100 000 € par parent et par enfant, en donation comme en succession (article 779 du CGI). Un couple peut donc transmettre 200 000 € à chaque enfant sans droits. L'abattement se reconstitue tous les quinze ans : une donation faite il y a plus de quinze ans ne compte plus, une donation plus récente consomme l'abattement à hauteur de ce qu'elle a utilisé. Le même montant s'applique à un parent qui hérite de son enfant.
Quels sont les taux des droits de succession en ligne directe ?+
Un barème progressif à sept tranches, appliqué à la part qui dépasse l'abattement (article 777 du CGI) : 5 % jusqu'à 8 072 €, puis 10 %, 15 %, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 %, 40 % et 45 % au-delà de 1 805 677 €. Dans la pratique, la plupart des parts taxables d'un enfant se situent dans la tranche à 20 %, ce qui explique un taux moyen bien inférieur au taux marginal.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?+
Non. L'époux survivant et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits de succession, quel que soit le montant reçu (article 796-0 bis du CGI). En donation, la règle est différente : un abattement de 80 724 € (article 790 F), puis un barème progressif propre aux époux et partenaires. Le concubin, lui, n'a ni exonération ni abattement particulier : il relève du taux des personnes sans lien de parenté.
Qu'est-ce que le don de somme d'argent exonéré ?+
Un don en argent à un enfant, un petit-enfant, un neveu ou une nièce, exonéré jusqu'à 31 865 € (article 790 G du CGI). Le donateur doit avoir moins de 80 ans et le bénéficiaire être majeur. L'exonération se renouvelle tous les quinze ans et s'ajoute à l'abattement ordinaire : elle ne le consomme pas. Elle ne vaut que pour de l'argent, pas pour un bien immobilier ou des titres.
J'ai déjà reçu une donation il y a moins de quinze ans : que change-t-elle ?+
Deux choses, au titre du rappel fiscal (article 784 du CGI). L'abattement déjà utilisé par cette donation n'est plus disponible : seul le reliquat s'applique à la nouvelle transmission. Et la part qui a déjà supporté des droits occupe les premières tranches du barème : la nouvelle part reprend le barème là où la précédente s'était arrêtée. Le simulateur demande ces deux montants dès que la case des donations antérieures est cochée.
Combien de droits pour un frère, un neveu ou une personne sans lien de parenté ?+
Un frère ou une sœur dispose d'un abattement de 15 932 €, puis d'un tarif à deux tranches, 35 % et 45 %. Un neveu ou une nièce a 7 967 € d'abattement et un taux unique de 55 %. Toute autre personne, concubin compris, n'a que l'abattement par défaut de 1 594 € en succession et un taux de 60 %. Sur 100 000 € transmis à un frère en succession, les droits atteignent 35 388 €.
Transmettre un bien loué en meublé déclenche-t-il une plus-value ?+
Non. L'impôt sur la plus-value immobilière vise les cessions à titre onéreux. Une donation ou une succession n'en fait pas partie, même si des amortissements ont été déduits pendant la location. Le bénéficiaire repart avec, pour prix d'acquisition, la valeur déclarée lors de la transmission. Les droits de mutation, calculés par ce simulateur, sont le coût de cette voie ; le simulateur plus-value immobilière chiffre l'autre, la vente.
Le simulateur tient-il compte du démembrement, de l'assurance-vie ou du pacte Dutreil ?+
Non. Il calcule les droits sur une part reçue en pleine propriété par un seul bénéficiaire, après l'abattement de son lien de parenté et l'éventuel don d'argent exonéré. Une donation de nue-propriété, un contrat d'assurance-vie ou la transmission d'une entreprise sous pacte Dutreil obéissent à des règles propres, qui modifient la base ou les droits. Ces situations se chiffrent sur dossier, avec votre notaire.
Sources
- Article 777 du code général des impôts (tarif des droits de mutation à titre gratuit), Légifrance
- Articles 779, 784, 788, 790 B, 790 F, 790 G et 796-0 bis du code général des impôts (abattements, rappel fiscal, dons de sommes d'argent, exonération du conjoint), Légifrance
- Droits de donation : abattements selon le lien de parenté, Service-Public
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